NUTASHKUAN

Le gouvernement fédéral a acquis 8,30 hectares en 1952 pour l’usage des Innus de Natashquan, qui signifie « l’endroit où l’on chasse l’ours ». Deux acquisitions subséquentes ont amené le territoire à ses dimensions actuelles. Cette communauté est située à l’embouchure de la rivière Natashquan, sur le golfe du Saint-Laurent, à 336 kilomètres à l’est de Sept-Îles. 

Nutashkuan, (résumé en langue innue) Joseph Bellefleur et Evelyne St-Onge

Création de Nutashkuan, (résumé en langue innue) Joseph Bellefleur et Evelyne St-Onge, 2000, vidéo, 02:55

Transcription

Joseph Bellefleur – Nous prenions la rivière Natashquan tout le long jusqu’à Nipi shipu et de là, la rivière Aguanish. Ensuite nous traversions une autre rivière, Kuanissiu shipu, la rivière creuse, et on arrivait à un endroit où il y avait 4 portages. Puis, nous arrivions à un endroit que l’on nomme « cul de cheval « . On l’appelait ainsi parce que cette montagne ressemble à un derrière de cheval. Arrivé là, nous prenions une rivière sinueuse qui s’appelle Manai nipi et ensuite le lac Manai nipi, un très grand lac. 
Evelyne St-Onge – Qu’est-ce que tu allais chercher dans le bois? 
Joseph Bellefleur – Je cherchais une femme. 
Evelyne St-Onge – Est-ce que tu l’as trouvée? 
Joseph Bellefleur – Non, je l’ai trouvée à Mingan. J’ai épousé une jeune veuve qui s’était mariée un an auparavant. Je pensais que j’avais marié une jeune fille. 
Evelyne St-Onge – D’après toi, qu’est-ce que les Blancs sont venus chercher à Natashquan? 
Joseph Bellefleur – Je n’ai pas connu les premiers Blancs, mais je pense qu’ils sont venus ici pour trouver un endroit sûr à demeurer. 
Evelyne St-Onge – Quand tu étais chef, y avait-il des maisons? 
Joseph Bellefleur – Non, pas encore. Après ce fut mon oncle Sylvestre Bellefleur qui fut chef et c’est à ce moment-là qu’on a commencé à construire des maisons. 
Musique – Philippe Mckenzie

Joseph Bellefleur, suite de l’entrevue

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