TSHISHE SHASTSHIT

Tshishe-shastshit est une des deux communautés innues de la province de Terre-Neuve et Labrador. Elle est située à la tête du lac Melville, ou Hamilton Inlet. Son nom signifie « l’endroit étroit sur la rivière ». Ce lieu constituait un site de rassemblement estival pour les Innus qui occupaient l’intérieur des terres la majeure partie de l’année, à la poursuite des caribous. C’est aussi là qu’ils rencontraient les missionnaires et échangeaient leurs fourrures auprès des marchands de la Hudson’s Bay Company. 

La sédentarisation, encouragée qu’elle fut par le gouvernement fédéral, suivra de peu l’établissement d’une mission catholique romaine du côté sud de la rivière. Au début de la décennie de 1960, les quelques maisons existantes étaient entourées de nombreuses tentes. Le village, qui regroupe de nos jours quelques 1 200 résidents, compte une école, une église, une clinique médicale, un centre de santé pour jeunes ainsi que plusieurs commerces. 

Tshishe Shastshit, (résumé en langue innue), Pun Penashue et Evelyne St-Onge

Création de Tshishe Shastshit, (résumé en langue innue), Pun Penashue et Evelyne St-Onge, 2000, vidéo 04:44

Transcription

Pun Penashue – Nous avons ici pas mal de services: écoles, bureaux de Innu Nation, refuge pour femmes battues, accueil pour adolescentes enceintes avec aide aux études. Nous avons même une prison. Ici le gouvernement de Terre-Neuve ne nous reconnaît pas, comme celui du Québec fait avec les autres bandes innues et nous n’avons pas droit à des subventions. D’où nos négociations. On travaille beaucoup sur le dossier de la reconnaissance, pour ne pas être reconnus comme résidents de Terre-Neuve. En 1949, quand Terre-Neuve a joint le Canada, il devait recevoir de l’argent pour s’occuper des Indiens. Mais il a préféré les considérer comme résidents ordinaires. On n’a donc jamais vu l’argent. Cependant le dossier sera revu par les Affaires indiennes du gouvernement du Canada et non pas celui de Terre-Neuve. L’Innu vient de la Terre et vit de la Terre. Il faut respecter la Terre et c’est dans ces termes que je travaille. 
Musique – Philippe Mckenzie

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑