En 1861, les Innus ont échangé la réserve de Manicouagan pour une étendue de 25 500 hectares de terres à l’embouchure de la rivière Bersimis. C’était un endroit de rassemblement estival où se pratiquait la pêche au saumon. Les Oblats de Marie-Immaculée y établirent le chef-lieu de leurs missions nord-côtières en 1862. En 1981, la réserve de Bersimis a été renommée. Le terme Pessamit signifie « là où il y a des lamproies ».
Pessamit (résumé en langue innue), Paul-Émile Dominique et Evelyne St-Onge
Transcription
Paul-Émile Dominique – Vers 1865-66, il y a eu la fondation de Pessamit, selon les Blancs. Mais ça faisait longtemps que les Innus vivaient près de leur rivière. Quand le gouvernement a dit oui pour la communauté, il a aussi dit: « C’est moi maintenant qui va vous soigner, vous éduquer, vous nourrir ». Nous, on était ici et on mangeait du saumon. Nous sommes toujours en forêt parce que nous sommes nomades. Nos parents ne sont pas allés à l’école pour devenir des agriculteurs et faire pousser les patates.
Evelyne St-Onge – Est-ce que tu jouais au cowboy quand tu étais jeune?
Paul-Émile Dominique – Oui, mais je n’aimais pas jouer le rôle de l’Indien, car je perdais tout le temps. Tu vois la pointe là-bas, il y avait une rangée d’habitations, sûrement en écorce. Une église fut bâtie ici à l’époque de Arnaud et Babel. Les Oblats et les Eudistes se battaient pour savoir à qui appartiendraient les Indiens. Leur évêque a tranché et ce sont les Oblats qui nous ont gagnés et qui sont restés.
Musique – Philippe Mckenzie
Hommage à Paul-Emile Dominique
Hommage à Marie-Louise Fontaine