SITE SACRÉ INNU, « KAKATSHAT »

LES GARDIENS DES SITES SACRÉS INNU-ASSI 

 INVENTAIRE DES SITES SACRÉS INNUS 

KAKATSHAT, est une halte de repos sur un chemin de portage du plateau de la montagne à l’ouest de la rivière Nipissu. Il y a trois portages en haut et sur le plateau d’une chaîne de montagnes. C’est aussi un long sentier de portage sur la montagne qui nous mène à l’intérieur du territoire parcouru par nos ancêtres nomades. 

Kakatshat, veut dire Montagne fait par étages ou par paliers
Un des trois portages sur le plateau de la montagne 7e portage à partir du premier portage de la Moisie. Au milles 55, à l’ouest de la rivière Nipissu, début des portages pour aller à l’intérieur des terres Kakatshat est un lieu et un chemin de portage qui date depuis des millénaires utilisés par les innus pour se rendre à l’intérieur des terres.
« Au portage nommé « Kakatshat » , l’homme devait porter 240 livres de chargement à dos durant un demi-milles sans arrêt. Il commençait à six heures du matin jusqu’à six heures du soir …Quant à la femme, elle transportait un sac de farine et deux de graisse, équivalent de cent livres, et cela en plus de faire la cuisine, surveiller les enfants, faire la lessive, raccommoder le linge et faire du pain. Elle ne se couchait jamais avant dix heures du soir. Elle est la première à se lever pour préparer le déjeuner, habiller les enfants et plier bagages. Puis on défaisait la tente pour avancer toujours plus loin….nul ne se plaignait ni de fatigue, ni de douleurs.»
Mathieu Andrè. « nin mestenapeu » page 15
« Au portage Kakatshat, les hommes prenaient de l’avance en amenant des bagages au prochain portage, il y avait une dame feu Maniten, qui offrait des fèves (beans) aux passants sur le chemin de portage» Entrevue avec Yvonne Vollant, Sept-Îles, décembre 2014
« À ce portage, il est possible d’entendre des sons, des coups et des bruits dans la nuit, l’histoire dit qu’une vieille dame serait égarée en allant chercher du sapin.»
Entrevue avec Yvonne Vollant, Sept-Îles, décembre 2014   

Autrefois : Les innus qui utilisaient la rivière Moisie pour aller à l’intérieur des terres devaient prendre ce portage pour aller vers le nord. 

Aujourd’hui : Annuellement, des groupes innus font ce voyage traditionnel, tout comme un pèlerinage, un enseignement et une tradition qui se poursuit.
Les canoteurs et kayakistes y font des excursions, soit des touristes aimant le plein- air. 

À l’avenir : Le terrain est accidenté avec le temps et causé les effets de la nature.
Il faut entretenir les chemins de portages et poursuivre les traces de nos ancêtres. Faire une recherche plus approfondie sur ce portage pour son histoire et préservation.
Identifier, réglementer, protéger, reconnaître, enseigner. 

À tous les étés, un groupe de jeunes et adultes innus utilisent ce trajet traditionnel à travers la forêt, rivières et lacs. Ils parcourent les portages, le trajet traditionnel, tracé par les anciens. Une façon de maintenir notre tradition et garder notre culture. 

Les sportifs, les touristes, les aimants de la nature parcourent ce site pour apprécier les beautés de cette région. 

Il y  a 26 portages de Sept-Îles à Ashuanipi et autre vingtaine jusqu’à la Rivière George, donc il est nécessaire de faire une historique complet de chaque portage parcouru par les innus. Il faut indiquer les noms, descriptions, caractéristiques, identification de GPS de chaque portage et répertorier des informations pertinentes de ces sites. Il faut réglementer son utilisation et entretenir les lieux de ces sites. Il n’est pas protégé officiellement et aucun règlements. Ce site mérite une mention spéciale, c’est un lieu de mémoire. Faire des démarches pour la reconnaissance de ce lieu soit par la Nation Innue et organisation gouvernementale. 

Rivière Kakatshat descends jusqu’à la rivière Nipissu Chaine de montagne de chaque côté de la rivière 

Par chemin de fer Tshiuetin, millage 57
En canot, début du portage se situe au millage 55 

Points GPS du site ou contour du site prise avec GPS 

Personnes ressources connaissant le site : Mathieu André « Moi, Mestenepeu » Traduction Montagnaise, 1984 

Yvonne Vollant, ainée de Uashat, Qc Grégoire Gabriel, ainé de Matimekush 

Evelyne St-0nge et Anne-Marie André 

Yvonne Vollant, ainée de Sept-Iles
Grégoire Gabriel, ainé de Matimekush-Lac John 

14 décembre 2014 

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